France

Combien de temps durera la canicule ?

Cet épisode de chaleur intense est particulier par son intensité, mais surtout par sa durée. Il devrait durer au moins huit à dix jours.

Il s’agit de la troisième vague de chaleur en seulement deux mois, après celles de mai et de la mi-juin. A partir de ce lundi, un épisode de chaleur intense s’est installé sur une grande partie de l’agglomération. Et le mercure n’a pas cessé de grimper. Selon les prévisions météorologiques, il existe encore une grande incertitude sur l’intensité de cette canicule, mais surtout sur sa durée et donc sa fin.

“La canicule pourrait durer au moins huit à dix jours”, a annoncé ce lundi Sébastien Leas, prévisionniste à Météo France.

Le pic de chaleur est attendu ce week-end ou après

Ce lundi, les températures ont atteint 38°C localement dans le sud-ouest, là où la canicule démarre. Dans le reste de la France, le mercure dépasse très souvent la barre des 30°C. “Après, chaque jour on gagne quelques degrés”, explique Patrick Marlier, climatologue et directeur d’Agate Météo sur BFMTV.

Les températures élevées se déplaceront ensuite vers l’est mardi. Jeudi et vendredi devraient être marqués par une petite accalmie, les températures restant caniculaires, notamment dans le sud, mais celle-ci sera de courte durée. Dès le week-end prochain, le mercure devrait remonter.

“Le coup de chaleur est attendu entre lundi et mardi, quand on dépassera les 40°C dans de nombreuses régions”, poursuit Patrick Marlier.

“Il est trop tôt pour donner des détails sur les effets de cette canicule”

“Et on n’a pas fini, car d’après les modèles météo, il semble que ça va continuer après”, ajoute le climatologue.

La canicule devrait durer jusqu’au lundi 18 juillet prochain. “Aussi, il est trop tôt pour donner des précisions sur la suite de cette canicule”, explique François Gourand, prévisionniste à Météo-France.

Pour le climatologue Jean Jusel, ces températures élevées ne sont pas une “surprise”. “Les vagues de chaleur sont de plus en plus fréquentes ou intenses (…) c’est ce qui est attendu dans le contexte du réchauffement climatique”, a-t-il analysé sur BFMTV.