Du gaz plus cher pour les ménages les plus aisés ? Selon le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, cette hypothèse est sur la table.
Le gouvernement réfléchit actuellement aux moyens de faire supporter aux Français le coût de la hausse des prix du gaz et de l’électricité. Pour l’instant, les consommateurs ne sont pas concernés par cette hausse : l’Etat a déployé un “bouclier des prix”, gelant les prix à leur niveau d’octobre 2021. Cette mesure coûte cher, elle prendra donc fin en 2023.
A partir de cette date, l’Etat continuera à fournir une aide financière, mais ciblée sur les ménages les plus modestes. “Il faudra à partir du 1er janvier 2023, en matière d’électricité et de gaz, soutenir davantage ceux qui en ont le plus besoin. Mais pour que nous puissions faire cela, il faut aussi qu’il y ait des augmentations pour ceux qui peuvent se le permettre. Cela veut dire qu’on tiendra compte du niveau de revenu des personnes”, a déclaré Bruno Le Maire ce lundi 11 juillet.
Ainsi, les factures peuvent être adaptées en fonction du niveau de revenu des utilisateurs. “Nous ne soumettrons pas les Français les plus humbles à des hausses inconsidérées du prix de l’énergie”, a assuré le 10 juillet la Première ministre Elizabeth Bourne. Les modalités de cette aide restent à déterminer.
Grâce au bouclier tarifaire, les tarifs réglementés du gaz d’Engie sont bloqués. Sans cette mesure, ils auraient été supérieurs de 54 % avant impôt (48,7 % après impôt) en juin 2022 par rapport à octobre 2021.
Les prix de l’énergie ont chuté pendant la crise sanitaire. Ils ont encore augmenté début 2021, à cause de l’hiver et de la réduction de la production européenne. Depuis le déploiement du bouclier tarifaire, la guerre en Ukraine et l’incertitude entourant le gaz russe ont contribué à de nouvelles hausses de prix.
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