France

Le tarif A-book va doubler début août

Michel GILE via Getty Images Le taux du Bank Book A tombera à 2% début août. (photo d’illustration)

ECONOMIE – Le taux du Livret A va doubler le 1er août pour atteindre 2% et celui du Livret d’épargne populaire (LEP) va monter à 4,6%, a annoncé ce jeudi 14 juillet le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, a approuvé la proposition faite par le gouverneur de la Banque de France.

Produit d’épargne détenu par la majorité des Français, le Livret A est calculé automatiquement deux fois par an. En février, ses frais avaient déjà doublé, passant de 0,5 %, un plus bas historique, à 1 %.

“Pour le Livret A, comme pour la LEP, nous avons choisi de suivre les recommandations du gouverneur de la Banque de France”, explique ce jeudi le locataire de Bercy au quotidien Le Parisien.

Le gouverneur François Villeroy de Gallau lui avait envoyé sa proposition en amont, comme il était d’usage chaque semestre. Le ministre devait ensuite le ratifier.

Le taux dépend en partie du niveau de l’inflation, mesurée par l’Insee à 5,8% pour un an en France en juin, des taux interbancaires où les banques échangent de l’argent à court terme, mais aussi d’un éventuel “coup de pouce” qui manque cette fois.

Si cette hausse peut sembler une bonne nouvelle pour les épargnants français, elle ne doit pas faire oublier que le taux, même réévalué, restera bien inférieur à l’inflation.

Une disposition préférée des Français

Pour un épargnant disposant de 10 000 € sur son Livret A, la prime pour l’ensemble de l’année sera de 200 €, contre 100 € au taux actuel.

Cela attire de nouveaux versements dans les prochaines semaines, mais aussi “punit la consommation”, a réagi Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne.

Cette revalorisation du Livret A entraîne avec elle le tarif de la Brochure Développement Durable et Solidaire (LDDS).

C’est une demi-surprise, puisque le gouverneur de la Banque de France l’avait déjà qualifié de “possible” au micro de franceinfo mercredi.

Livret A et LDDS totalisent plus de 485 milliards d’euros d’actifs, selon le dernier résultat de la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

Ils bénéficient d’un taux d’intérêt garanti, sont exonérés d’impôt général sur le revenu et de sécurité sociale, et l’argent déposé reste disponible à tout moment.

Géré conjointement par la CDC et les réseaux bancaires, le Livret A sert principalement au financement du logement social, tandis que LDDS est dédié à l’économie sociale et solidaire ainsi qu’aux économies d’énergie dans le logement.

À l’honneur LEP

Le taux du livret d’épargne populaire, qui passera de 2,2% à 4,6%, devient “le placement le plus efficace pour se prémunir contre l’inflation”, vante Bruno Le Maire.

« Il faut remonter à 1998 pour avoir un taux de LEP comparable (4,5 %) », rappelle Philip Crevel. Ainsi, le LEP “sera l’investissement à court terme le plus rémunérateur qui pourra compenser l’inflation”, estime-t-il.

Mais trop peu de personnes éligibles en sont propriétaires. Si les procédures de détection ont été simplifiées par rapport à l’an dernier, seuls 37% des 18,6 millions de Français éligibles au LEP en ont effectivement un, selon la Banque de France.

Ce produit est réservé aux personnes dont les revenus ne dépassent pas certains plafonds (20 297 € par an par exemple pour une personne seule).

La Banque de France a, pour sa part, rappelé “son soutien à cet instrument qui permet de protéger le pouvoir d’achat de l’épargne populaire”.

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