France

Le chef de l’armée algérienne doit partir pour Paris fin janvier

Extrait du Figaro avec l’AFP

Publié hier à 20:29, Mis à jour hier à 20:53

La Première ministre française Elisabeth Bourne et le président algérien Abdelmadjid Tebboune au palais présidentiel à Alger, le 10 octobre 2022. ALAIN JOCARD / AFP

Cette rencontre est hautement symbolique car aucun chef de l’armée algérienne n’a effectué de visite officielle en France depuis près de 17 ans.

Le chef d’état-major algérien Saïd Chengriha est attendu “fin janvier” à Paris, où il rencontrera son homologue Thierry Burckhardt pour préparer la visite du président algérien, prévue en mai, a indiqué mercredi à l’AFP une source de sources militaires.

Cette rencontre est hautement symbolique car aucun chef de l’armée algérienne n’a effectué de visite officielle en France depuis près de 17 ans. La dernière visite d’un chef d’état-major algérien en France remonte à mai 2006.

Remettre les relations bilatérales sur les rails

Thierry Burckhardt a rencontré son homologue algérien les 25 et 26 août 2022 lors de la visite du président français Emmanuel Macron en Algérie. Les généraux ont ensuite évoqué la situation sécuritaire au Sahel et évoqué le renforcement de la coopération entre les armées algérienne et française. Outre la visite d’Etat du président algérien, les deux chefs d’état-major doivent évoquer à nouveau la situation au Sahel fin janvier.

Parallèlement à cette rencontre, la secrétaire générale du ministère des Affaires étrangères, Anne-Marie Descot, effectuera une visite en Algérie le 25 janvier “à l’invitation de son homologue algérien, Amar Belani”, a indiqué mercredi à l’AFP le Quai d’Orsay. .

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune et son homologue français ont convenu dimanche lors d’un appel téléphonique de se rendre à Paris en mai. Le chef de l’Etat français espère poursuivre le travail de mémoire et de réconciliation entre les deux pays.

Le voyage d’Emmanuel Macron en Algérie en août a remis les relations bilatérales sur les rails après une crise suite à des propos qu’il avait tenus en octobre 2021. La question de la mémoire autour de la colonisation française (1830-1962) et de la sanglante guerre de libération (1954-1962) a en effet suscité de graves une querelle entre les deux camps à l’automne 2021 avant qu’Emmanuel Macron ne fasse amende honorable.

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Fin décembre, Abdelmajid Tebboune s’est félicité des nouvelles “relations de confiance” entre la France et l’Algérie et a annoncé une visite d’Etat en France en 2023 dans une interview au quotidien français Le Figaro.

Parmi les autres dossiers qui ont empoisonné les relations bilatérales figure la réduction de moitié à l’automne 2021 des visas pour l’Algérie, que Paris a accusé l’Algérie de ne pas reprendre ses citoyens expulsés de France. Le gouvernement français a finalement annoncé mi-décembre un retour à la normale pour les citoyens algériens.

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