Extrait du Figaro avec l’AFP
Publié il y a 1 heure, Mis à jour il y a 39 minutes
L’ancien ministre de la Santé responsable de l’épidémie de Covid-19 a été accusé de mettre en danger les autres.
La Cour de cassation a annulé l’accusation portée contre l’ancienne ministre de la Santé Agnès Bouzin de mise en danger de la vie d’autrui dans l’enquête sur la gestion par le gouvernement de l’épidémie de Covid-19, a annoncé vendredi la plus haute juridiction française. “Aucun des textes cités par la Commission d’enquête” de la Cour de la République (CJR) pour examiner en septembre 2021 “l’ancien ministre de la Santé, ne prévoit une obligation spécifique de prudence ou de sécurité”, est-il précisé dans le communiqué de presse vous êtes
Agnès Bouzin confirme avoir prévenu Emmanuel Macron et Edouard Philippe en janvier 2020, mais qu’elle “ne s’est pas sentie entendue”, selon des articles publiés en octobre dans Le Monde. « Non seulement j’avais vu, mais j’avais prévenu. J’étais le ministre le plus alerte d’Europe. Mais tout le monde s’en fichait”, selon les propos du quotidien, qui dit avoir eu accès à un journal rédigé par l’ancien ministre pendant la pandémie.
Beaucoup de messages d’avertissement
Le Monde a fait état de multiples SMS adressés au chef de l’Etat et à son ancien premier ministre, Edouard Philippe, le premier le 11 janvier 2020, à propos de l’épidémie apparue en Chine, qui n’apparaissait alors “pas encore dans les médias”, mais qui “peut conduire, écrit-elle. Malgré ces éléments – qui font partie de l’enquête qui a ensuite été diligentée par la Cour de la République (CJR) – “je n’ai pas eu l’impression d’être écoutée”, a ajouté Agnès Buzin, qui “n’a pas réussi à avoir un rendez-vous convenu » avec le président de la République, jusqu’à l’entretien téléphonique du 8 février.
Soit une semaine avant qu’il ne quitte le ministère pour remplacer au pied levé Benjamin Griveau dans la course à la mairie de Paris. “Je n’aurais jamais dû partir”, a-t-elle déclaré, ajoutant que “nous l’avons poussée au mauvais endroit au mauvais moment”.
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Jusqu’à sa défaite écrasante au second tour, elle n’a cessé d’avertir l’exécutif. Ainsi ce message du 29 février à Emmanuel Macron : “On perd du temps sur l’épidémie (…) Le pays n’est pas prêt !”. Ou celle du 10 mars à Edouard Philippe, à qui elle a ordonné de “tout arrêter, comme en Italie, au plus vite”, prédisant que “ce sera la Bérézina dans les hôpitaux”.
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