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Fusion de Rogers : les télécoms seront obligés de s’entraider en cas d’urgence

Les entreprises canadiennes de télécommunications devront s’entendre d’ici la fin de l’été sur un protocole d'”assistance mutuelle” lorsque l’une d’elles subira une panne majeure, a indiqué le ministre François-Philippe Champagne à la publication lors d’une réunion avec des dirigeants de l’industrie lundi après-midi.

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M. Champagne a réitéré au directeur général de Rogers, Tony Staffieri, lors de la réunion que la situation créée par la panne majeure de vendredi dernier était “inacceptable, point final” et que les millions de clients concernés devraient être indemnisés “de manière proactive”.

Je leur ai demandé de conclure des accords sur (i) l’itinérance d’urgence, (ii) l’assistance mutuelle lors des pannes de courant et (iii) un protocole de communication pour mieux informer le public et les autorités lors des situations d’urgence.

Cette panne fera l’objet d’une enquête du CRTC

— François-Philippe Champagne (FPC) 🇨🇦 (@FP_Champagne) 11 juillet 2022

Le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie a également annoncé que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) mènera une enquête sur les causes de la panne en plus de faire des recommandations au gouvernement sur les meilleures pratiques à adopter.

“Mon rôle aujourd’hui était de leur dire ce que j’attends [Rogers]. Je leur ai dit clairement et sans équivoque, au nom des Canadiens et des millions de clients de Rogers, et je pense que le message a été entendu”, a-t-il déclaré aux médias.

Objectif “Durabilité”.

L’objectif du ministre est d’améliorer la « résilience » du réseau canadien en mettant en œuvre un plan d’action en cas d’interruption majeure. Les télécoms ont 60 jours pour trouver un accord.

Ce plan devrait inclure une offre de service d’itinérance d’urgence car, comme l’a souligné M. Champagne, la panne de Rogers a même empêché les appels aux services d’urgence comme le 911.

En cas de panne majeure, les clients de l’entreprise pourraient connecter automatiquement leurs téléphones à un autre réseau, a suggéré le ministre.

Ce dernier a finalement insisté pour avoir un protocole de communication clair entre les entreprises et les clients en cas de panne, alors que de nombreux clients se sont plaints du manque de communication de Rogers vendredi dernier.

Des dirigeants de TELUS, Vidéotron, Bell, Shaw, SaskTel et Eastlink ont ​​également participé à la téléconférence du ministre, qui a duré un peu plus d’une heure.

Un cabinet d’avocats montréalais a intenté un recours collectif contre Rogers non seulement pour les inconvénients causés par la panne, mais aussi pour publicité mensongère, l’entreprise basée à Toronto prétendant être “le réseau le plus fiable au pays”.

La panne de Rogers a affecté un certain nombre de services à travers le pays pendant au moins douze heures, le service ne commençant à reprendre que tard vendredi soir. La société et ses filiales Fido et Chatr comptent ensemble près de 15 millions de clients sans fil uniquement.

Autre impact de la panne : les transactions entre des milliers d’entreprises et leurs clients potentiels sont soudainement devenues impossibles.